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Gestion de projet

Comment (vous) préparer (à) la notation de votre équipe en fin d’année

La fin d’année apporte son lot de bonnes nouvelles pour contrer l’arrivée de l’hiver : le début de la période des raclettes, les versions béta des suite d’Adobe, les soirées de noël avec les copains mais c’est surtout le moment tant attendu où l’on prépare les évaluations.

Comment (vous) préparer (à) la notation de votre équipe en fin d'année -

En fonction des tempéraments, cette étape peut être vécue comme un retour à l’école, comme une récompense bien méritée ou encore comme un couperet bien aiguisé venant sanctionné une année de mou. Outre une certaine intuition, il se peut aussi qu’un coup de poker vienne troubler le jeu. Dans un nombre grandissant d’entreprises, les évaluations annuelles ont vu s’inviter un nouvel élément : l’autre. Il y a quelques années, on demandait à ses pairs de partager leur retour (principalement bien veillant et constructif). Aujourd’hui, les nouvelles normes veulent que l’on note en fonction :

  • des résultats de l’entreprise (ce qui peut se décliner de différentes manières, comme un département, un segment de ventes ou une combinaison des 3),
  • des attentes que l’on a pour un employé à un certain grade,
  • mais aussi du niveau d’implication par rapport à ses homologue.

Concrètement, ce système équivaut à chercher un moyen plus éthique de noter les employés en dépassant la simple relation employeur-employé. S’il devait y avoir une liste de 1 à n des employés d’un même grade, quel serait l’ordre le moins contestable ?

Pour arriver à ce résultat, il y a plusieurs évidences. D’une part, il va sans dire qu’il vaut mieux avoir livré de nombreux projets, en temps et en heure avec un haut niveau de qualité, et l’avoir montré tout au fil de l’année plutôt que d’avoir passé son temps sur Facebook ou sur des activités professionnelles mais non mesurable. En partant du principe que vous avez rempli votre mission en bonne et due forme tout au long de l’année, on va aussi regarder dans quelle mesure vous avez rempli cette mission par rapport à vos homologues : « Il est bon mais par rapport à XYZ, il est meilleur ou pas ? ». Si l’on arrive pas à s’aligner (politique de celui qui crie le plus fort), il reste le choix des données quantifiables.

Les « selling points » de chaque employés sont probablement déjà dans la tête de chaque bon manager, accompagné d’un classement pré-établi. Enfin, c’est ce qu’on se dit, mais au moment de le partager, les managers se rendent compte qu’ils n’ont pas un format prêt à être utilisé par leurs managers; les employés se rendent compte qu’ils n’ont peut être pas mâché le travail de leur manager qui au bout du compte est leur seule option d’avoir une augmentation, un bonus ou d’éviter des choses moins glorieuses.

Employés, comment faciliter le travail de votre manageur ?

Encore une fois, partons du principe que vous n’avez pas de quoi rougir en fin d’année et que vous ayez un projet professionnel en tête. Commencez par bloquer 2 heures sur votre calendrier, mettez vous dans de bonne conditions pour ne pas être dérangé / distrait et lancez vous.

  • Sur une feuille, listez tous vos livrables de l’année et structurez les en 2-3 grandes catégories, pas plus. Ajoutez une pluie de chiffres / mesures et de bénéfices clients. C’est le « quoi ». Si vous avez des objectifs détaillés, cette partie ira probablement plus vite… mais avec les méthodologies de projets « agiles », il est probable qu’il y ait un écart entre le plan et la réalité.
  • Laissez reposer et sur une autre feuille pensez à vos qualités principales, à ce que les gens disent de vous ou ce pourquoi vous avez pu recevoir des distinctions. C’est le « comment ».
  • Mariez les deux en vous assurant de dire « comment » vous avez factuellement achevé « quel » projet. Laissez reposer et comparez à votre évaluation de l’année précédente.
Si vous trouvez que vous avez mûri, gagné en périmètre; c'est probablement un bon signe que vous avez rempli votre contrat, même s'il n'y a rien de mal à ce que ne soit pas le cas. Idéalement, votre bilan annuel doit vous rapprocher du profil type requis pour obtenir votre futur job. Il n'y a pas forcement de format type, à chaque organisation ses préférences.
Une fois ce document remis à votre manager, parlez-en avec lui pour avoir un retour initial et s'assurer d'être sur la même longueur d'onde. Une rapide discussion avec un mentor viendra compléter ce travail préparatoire. Et oui, c'est du boulot !

Managers, comment présenter votre équipe sous son meilleur jour ?

En imaginant que vous ayez donné un format type à remplir à vos employés et que ceux-ci n’ont qu’à faire la translation par rapport à des objectifs clairement détaillés, vous obtiendrez sans doute de meilleurs résultat que si vous comptez sur le bon sens commun. Établissez donc un calendrier des étapes de ce processus pour ne prendre personne au dépourvu, vous compris.

Une fois ces informations précieuses recueillies, imprimez tout ça et cherchez à mettre en avant les points forts sur lesquels vous voudrez vous baser pour vendre au mieux vos employés. Là encore, pensez au quoi et au comment. Si vous devez départager deux employés qui ont travaillé pendant un an à la préparation d’un projet qui interviendra uniquement l’année prochaine, il faudra pouvoir expliquer en quoi votre ressource s’est particulièrement distingué par rapport à l’autre. Pour cela, les commentaires de partenaires peuvent être une source intéressante.

Il ne vous reste plus qu’à vous lancer et aller obtenir ce que vous pensez être juste pour votre équipe, tout en restant ouvert à des éléments extérieurs. Et oui, d’autres auront probablement préparé cette calibration aussi et pourraient même avoir des choses à dire sur votre propre équipe !

Bonnes évaluations
Grégory

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Design Developper

Adobe Creative Suite 6 (CS6) sort le bout de son nez avec Photochop CS6

Adobe Creative Suite 6 (CS6) sort le bout de son nez avec Photochop CS6 -En avril dernier, une partie de la Creative Suite recevait une mise à jour lors du passage à la version 5.5. Déjà couvert dans un précédant article, les changements se comptaient tant du côté technique (Content Aware, une version 64bits et un peu de 3D pour Photoshop; JQuery et HTML5 pour Dreamweaver; eBook pour InDesign) que du modèle de licence qui ouvrait ENFIN la voie aux abonnements.

Quoi de neuf chez Photoshop CS6 ?

Adobe Creative Suite 6 (CS6) sort le bout de son nez avec Photochop CS6 -8 mois plus tard, la pre-release de Adobe Photoshop CS6 commence à fuiter un peu partout. Au menu de cette nouvelle version, toute une série d’avancées qui raviront les amateurs comme les professionnels:

  • Avancée « spectaculaire » pour le détourage (notamment les cheveux) et les manipulations photo les plus communes
  • Optimisation des workflows de production
  • Transformation de 2D vers 3D
  • Nouvelles options de peinture « naturelle », entendez par là que vous pourrez mélanger les couleurs entre elles, comme si vous aviez une vraie palette de peintre devant vous.
  • Amélioration du support HDR, ce traitement si spécifique qui donne aux photos un aspect si détaillé… et parfois si faux. Photoshop a beaucoup de concurrence à ce sujet.
  • Support natif du 64 bits (y aura-t’il encore une version 32 bits ?)
  • Ah oui et un truc tout bête : la capacité de prendre une couleur ou quelle se trouve sur l’écran, même en dehors de la fenêtre de Photoshop, ENFIN !!De tout cela, ce qui sautera en premier aux yeux c’est une nouvelle interface, plus sombre qui viendra habiller le nouveau Photoshop, et sans aucun doute l’ensemble de la suite CS6.
Adobe Creative Suite 6 (CS6) sort le bout de son nez avec Photochop CS6 -
L’excellentissime site de formation en ligne lynda.com propose une découverte en vidéo de cette nouvelle interface « Dark ».
A noter aussi de récentes annonces via la chaîne Youtube de Adobe Photoshop. Je vous conseille de jeter un coup d’oeil à la vidéo présentant le « Content aware move » qui est ni plus ni moins que l’évolution de la fonctionnalité la plus soulignée à la sortie de Photoshop CS5.
EDIT: Voici une vidéo présentant les retours de premiers utilisateurs de cette version de test.

Et les autres ?

Je n’ai pas vu de traces d’autres produits disponible en pre-release mais j’imagine que ca ne devrait plus trop tarder maintenant. D’ici là, voilà ce qu’on peut trouver comme information au sujet du reste de la suite :
  • Adobe Illustrator CS6 supportera le 64 bits, intégrera une nouvelle interface et proposera un des options de gestion de dégradés plus puissantes.
  • Adobe Dreamweaver CS6 supportera lui aussi le 64 bits (?!?). On annonce HTML5 et CSS3 qui sont déjà pris en compte par CS5.5. Bref, autant s’attendre à une mise à jour mineure pour Dreamweaver.
  • Adobe Premiere Pro CS6 proposera principalement des gains de performances, notamment pour la HD. Prévoir des changements d’interface aussi.
  • Adobe Helium CS6 : un nouveau venu permettant de convertir des FLA en HTML5.

Lors d’une interview en juillet dernier, Shantanu Narayen, le CEO d’Adobe confirmait les rumeurs selon lesquelles CS6 serait lancé courant 2012. On reviendrait alors à un calendrier de 24 mois entre chaque releases majeures de la suite d’Adobe, comme il y a quelques années.

Si ce cycle de production permet d’avoir de vraies évolutions, c’est plutôt une bonne nouvelle.

En attendant, voilà une petite vidéo revenant sur l’emprise de Adobe Photoshop sur la vie au quotidien à travers les magazines de mode. C’est plutôt bien fait, jugez par vous même.

Update : Depuis début janvier 2013, Adobe « offre » la suite CS2 gratuitement. Plus précisément, Adobe a coupé les serveurs d’activation utilisé par le script d’installation. Résultat, vous pourrez donc télécharger, installer et utiliser CS2 (pour Windows et Mac) avec le numéro de série indiqué sur la page de téléchargement. Avant de vous jeter dessus tout de suite, gardez bien en tête que CS2 est sortie en 2003, il y a 10 ANS !

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Developper 1and1

Activer PHP5 chez 1and1, Free, OVH, Nuxit et les autres

Les offres grands public d’hébergement entrée de gamme attirent tous ceux qui ont envie de commencer à construire leur vie numérique, lancer leur propre site ou tout simplement bidouiller un peu. 1and1, OVH, Free, Nuxit et de nombreux autres offrent des tarifs raz les pâquerettes dans l’espoir de voir passer les clients plus exigeants sur des offres pro. Toujours est-il que les plans « bas de gamme » permettent tout de même de s’amuser un peu si l’on prend quelques précautions.

Pour d’obscures raisons de compatibilité, la majorité des espaces web sont encore configurés pour des standards quelques peu poussiéreux. Par exemple, 1and1 vous proposera du php4 (dont le support n’est plus assuré depuis aout 2008) alors que PHP5, sortie en 2004, présente de nombreux avantages en termes de sécurité, performance et adoption d’autres standards. Je cite 1and1 mais j’entends que c’est encore assez représentatif de l’ensemble du marché.

Avec l’avancée des technologies, l’importance de la vitesse, stabilité et de sécurité que l’on voit bien aujourd’hui; de nombreux éditeurs ont du tourner le dos à PHP4 pour se concentrer sur PHP5. Et là, c’est le drame. Avec un espace web en PHP4, une installation WordPress  standard vous affichera gentiment ce petit message d’erreur et refusera d’aller plus loin.

Activer PHP5 chez 1and1, Free, OVH, Nuxit et les autres -

Fort heureusement, il existe une parade tout simple pour « reconfigurer » votre espace afin qu’il accepte PHP5. Petit bémol, en fonction de votre hébergeur, il se peut que vous ne fassiez que contourner le message d’erreur sans réellement activer PHP5. Si c’est le cas, il ne vous restera que des solutions plus drastiques, comme changer de forfait ou de prestataire.

Comment activer PHP5 ?

C’est très simple. En fonction de votre fournisseur, il vous suffit d’installer l’un des fichiers suivants à la racine de votre site.

Pour information, il s’agit de fichier au format « .htaccess » que vous pouvez ouvrir et éditer sur Windows / Mac OS / Linux. Pour faire plus simple, je vous les ai déjà crée:

1and1

Créez un fichier .htaccess avec le code suivant ou téléchargez simplement ce fichier. A noter qu’il existe depuis quelques mois une option dans le panneau de configuration. Connectez-vous à votre interface d’administration.

[sourcecode]AddType x-mapp-php5 .php[/sourcecode]

OVH

Créez un fichier .htaccess avec le code suivant ou téléchargez simplement ce fichier.

[sourcecode]SetEnv PHP_VER 5[/sourcecode]

Free

Créez un fichier .htaccess avec le code suivant ou téléchargez simplement ce fichier.

[sourcecode]php 1[/sourcecode]

Infomaniak

Infomaniak propose une option dans le panneau de configuration. Connectez-vous à votre compte et cherchez le lien dans vos parametres de sites.

AquaRay

Créez un fichier .htaccess avec le code suivant ou téléchargez simplement ce fichier.

[sourcecode]AddHandler php5 .php[/sourcecode]

Vala

Créez un fichier .htaccess avec le code suivant ou téléchargez simplement ce fichier.

[sourcecode]SetEnv DEFAULT_PHP_VERSION 5[/sourcecode]

Online.net

Créez un fichier .htaccess avec le code suivant ou téléchargez simplement ce fichier.

[sourcecode]AddType application/x-httpd-php5 .php[/sourcecode]

Nuxit

Créez un fichier .htaccess avec le code suivant ou téléchargez simplement ce fichier.

[sourcecode]options -indexes
AddHandler x-httpd-php5 .php
AddType application/x-httpd-php5 .php[/sourcecode]

GoDaddy

Créez un fichier .htaccess avec le code suivant ou téléchargez simplement ce fichier. Il y a une option dans votre panneau de configuration proposant l’option (Tableau de bord >> My products >> Language).

[sourcecode]AddHandler x-httpd-php5 .php[/sourcecode]

Et après ?

La majorité des améliorations apportées seront transparentes pour les utilisateurs, assurez-vous pour autant que vos pages faisant appel à des bouts de code un peu exotique soient testées lors de cette migration. Non pas que vous deviez changer grand chose, mais il y a fort à parier qu’il en existe une version écrite en PHP5 ou que la fonction soit maintenant native dans le langage.

Dans une prochaine note, je couvrirai la compression à la volée pour optimiser la vitesse de chargement de vos sites.

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Durer Gestion de projet Productivité

Calculez le ROI de vos campagnes en quelques clics

Ce matin, l’excellent SmashingMagazine a publié un article sur un calculateur de ROI construit sur Google Docs par Anders Hoff. L’outil peut être utilisé et détourné gratuitement dans le cadre de projets personnels comme commerciaux.

Quoi ? Pardon ?

Un calculateur de ROI (RSI en français, pour Retour Sur Investissement) est tout simplement un outil qui va vous permettre de mesurer l’impact de vos campagnes et autres projets en ligne selon une méthode standardisée. Une fois en place, cette grille vous permet donc de comparer l’impact d’un envoi d’email par rapport au lancement d’une nouvelle fonctionnalité. On pourra ergoter pendant des heures sur les normes les plus pointues de gouvernance de projets, toujours est-il que c’est un excellent départ pour apporter de la lumière sur les actions qui génèrent vraiment du trafic / revenu. Wikipedia défini le ROI comme étant:

le montant d’argent gagné ou perdu par rapport à la somme initialement investie dans un investissement.

Ok voyons ca!

Pour télécharger le modèle, il suffit de disposer d’un compte Google, d’accéder à cette page et de créer une copie du document dans votre propre espace Google Docs. Une fois le fichier disponible dans la liste de vos documents, vous allez pouvoir l’éditer. Si vous n’avez pas encore découvert ce service Google, imaginez une version en ligne de Microsoft Office, gratuite et collaborative.

Comment enregistrer le document sur votre compte

Votre première campagne

Félicitations, vous venez de couvrir la première étape, rien de trop difficile. L’interface du modèle est assez simple, d’autant que l’auteur a ajouté une liste des 5 étapes pour utiliser au mieux l’outil. Nous allons regarder un peu plus en détail en créant une fausse campagne.

Commençons par un peu de nettoyage
Regardez en bas de page, vous trouverez une série d’onglets: « Overview », « Campaign 2010 », « Website 2008-2010 », « Website 2011-2012 » puis (template 1), (template 2) et(template 3). Etant donné que nous allons créer notre propre campagne ensemble, débarrassons nous de « Campaign 2010 », « Website 2008-2010 » et gardons « Website 2011-2012 ». Il suffit de cliquer sur le nom de la campagne et de choisir « Supprimer » dans le menu qui s’affiche. Ces exemples sont très pertinents mais si je vous conseille de les supprimer, c’est simplement que (1) ils restent disponibles sur le document d’origine et (2) l’accessibilité s’en trouve simplifiée.

Créons et éditons une nouvelle campagne
Cliquez maintenant sur « Website 2011- 2012 » et sélectionnez « Renommer ». 

Après toute cette bureautique, nous voilà dans au cœur de l’action. Nous allons maintenant devoir renseigner un maximum d’informations permettant de donner des points de mesure à notre campagne. A noter que les champs sont au format US, ce qui implique que les dates sont au format MM/JJ/YYYY par opposition au modèle que l’on connait en France (JJ/MM/YYY).

La première partie (ligne 3 à 38) ne nécessite aucune connaissance business particulière. Il vous suffit de rapporter les valeurs que vous pourrez trouver dans n’importe quel rapport marketing & analytics. Dans la vraie vie, vous ne remplirez pas tous les champs en une fois, mais pour les besoins de l’exemple, n’hésitez pas à remplir avec des valeurs fictives.

Une fois vos valeurs de campagnes renseignées, passons aux Call to Action and Revenue. Comme son nom l’indique, cette section vous permettra de définir ce qui fait que votre campagne est un succès ou non. Par définition, cela implique de mettre plusieurs personnes autour d’une table puisque les buts peuvent être multiples et différents: opérations, marketing, qualité, ventes et bien sur finance. Pour vous aider à vous accorder, l’auteur propose une looongue liste de suggestions allant du nombre de visiteurs, au nombre de retweets en passant par le nombre d’articles vendus ou même retourné après la vente. Il ne tient qu’à vous de faire de ce canevas un vrai outil de mesure de bout en bout.

Definir ses CTA

Les résultats seront calculés à la volée, dévoilant au fur et à mesure une projection du retour sur investissement de votre activité. Simple et méthodique!

Tableau de bord des campagnes

Comme tout outil de mesure, son efficacité ne sera autant prouvé qu’en fonction de la communication que vous réussirez à faire autour de vos résultats. Là encore, l’outil nous réserve un simple mais commode moyen de mieux comprendre l’état de votre actualité.

Pour chaque campagne, vous aurez une option offrant de marquer le projet comme étant En cours (Active), Expiré (Ended), Pas encore commencé (Not started) ou en Pause (Paused). Un simple export hebdomadaire vous permettra donc d’alimenter vos newsletter et donc de communiquer effectivement autour de vos livrables.
Je vous recommande d’ailleurs un article que j’avais écrit il y a quelques temps à ce sujet: Le tableau de bord est un outil de communication !

Les marketeurs aguerris trouveront plusieurs suggestions d’amélioration de ce modèle en quelques minutes. Je ne doute pas une seconde que l’on voit plus de modèles de qualité émerger sur Google Spreadsheets !

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Définir Durer Gestion de projet

Que penser des micro-sites ?

Récemment un collègue d’une équipe marketing m’a passé un coup de fil pour savoir quelles informations je pouvais lui fournir de manière à aider son agence à créer un micro-site pour un lancement produit. Sans m’étaler plus sur une certaine lassitude à ce sujet, je me suis interrogé sur le bien fondé de ces demandes, tout en jetant un coup d’œil aux recommandations.

Un site minuscule ?

Que penser des micro-sites ? -

Wikipedia définit un micro-site (en anglais) comme étant une page ou une collection de pages fonctionnant comme complément à un site principal. Le micro-site a généralement son propre nom de domaine ou son propre sous domaine. A cela je rajouterai que c’est outil principalement utilisé dans le cadre de lancements de produits, de campagnes ou d’événements. La nature même du micro-site en fait une option très tentante pour les équipes marketing puisqu’il permet de partir de 0, de ne pas tenir compte de l’existant (du site principal)… enfin, c’est l’idée reçue. Il permet d’être très attractif visuellement et avoir un message, positionnement, Call to Action unique. De part sa taille, il est aussi plus simple de mesurer son adoption par les prospects, à entretenir et à présenter en interne.

Le revers de la médaille  est donc que ces quelques pages seront isolées, orphelines du reste du site principal. Jakob Nielsen y fait référence et l’illustre avec l’exemple d’un micro-site d’IBM :

Abandoned microsites litter the Web as the detritus of old marketing campaigns. A dedicated microsite might have been a good idea back when you launched a new product, but by the next year it’s undermining your online strategy and diluting your online presence.

Web design is design for the ages. Think about how anything you do will feel in 5 years.

It’s typically best to forego independent microsites and place new information on subsites within the main site. But you still need to integrate these subsites within the overall site structure.

For example, on both microsites and subsites, we often see product-specific pages that fail to link to information about the company or organization behind the offering. Further, many sites poorly represent their subsites in the main site search — which often ignores microsites altogether.

Subsites should definitely not aspire to become independent sites with no relation to the parent site of which they are part and which should provide them with context and richness. In my opinion, IBM’s new AlphaWorks subsite is an example of what not to do: IBM has maintained a strong site identity across all their other subsites with a logo in the upper left corner and a tilted subsite image in the upper right, but AlphaWorks hides the logo at the lower left and has an inconsistent style. It’s almost as if AlphaWorks was ashamed of its parent site.

Outre les forces et faiblesses des micro-sites, on peut distinguer de bonnes et moins bonnes raisons d’y recourir.

Les bonnes raisons de créer un micro-site

Sous réserve de faisabilité, la décision de se doter d’un micro site est de l’ordre de la communication et de la gestion de contenu : le contenu s’adresse-t’il à une audience différente ? Le contenu est-il périssable ? L’auteur du contenu est il différent ?

Cibler une nouvelle audience : la majorité des CMS actuels permet de gérer des profils utilisateurs et de leur servir du contenu en fonction de leurs centres d’intérêts, des sites qu’ils ont déjà visités ou toutes autres informations que l’on pourra récupérer pour segmenter de manière dynamique*. Tout cela est plutôt malin, mais quand on prospecte de nouvelles niches, on est souvent mal équipé pour attirer ces visiteurs. La création de contenu niche, de landing pages, de « honey pot » fait partie du quotidien des équipes de merchandising. Dans ce cadre bien spécifique, un micro-site est une option assez solide. Il constituera un point d’entrée organisé dans le seul but d’attirer un nouveau trafic. Attention aux techniques peu vertueuses de « black-hat SEO » qui ne vous emmèneront jamais bien loin à moyen terme.
* Loin de moi l’idée de penser que l’absence de cette fonctionnalité dans votre CMS légitime l’usage d’un micro-site. Nous y reviendrons d’ici quelques lignes.

Exemple : le blog Coca-cola Conversations

Message périssable ou immersif : je ne suis pas entièrement convaincu par ce point mais il est vrai que dans un souci de facilité et d’accessibilité, il peut être recommandé de créer un micro-site événementiel. Dans le cadre d’un salon, pour le lancement d’un film, pour une vente-privée… C’est à la fois du contenu ultra-segmenté auquel on accède par des canaux bien identifiés et des éléments ou la correspondance online / offline est essentielle pour l’expérience utilisateur. Une telle immersion ne serait pas possible sur le site principal pour la simple raison qu’elle mettrai en péril la cohésion des rubriques déjà existantes. L’exemple classique d’après moi serait les campagnes marketing ayant une composante virale et ultra « social ».

Exemples : les nombreux sites de Samsung ou de Fujifilm (où les utilisateurs peuvent uploader des photos prises avec les produits des marques en question), lancement de la série « Back to you » (où les visiteurs peuvent uploader leur photos dans un montage dynamique pour avoir une dédicace personnalisée)

Contrainte légale ou engagement politique : pour éviter le mélange des genres, se protéger légalement ou pour vulgariser un message politique.

Contenu Co-funding / co-branded : chacun visant à garder son intégrité, il est de bon ton de créer des espaces isolés ou plusieurs marques vont collaborer pour subventionner du contenu ou un produit tierce. Les exemples foisonnent, notamment dans la grande distribution, dans l’industrie pharmaceutique, informatique et des jeux vidéo.

Que penser des micro-sites ? -

Search Engine Optimization (SEO) : il existe encore quelques noms de domaines disponibles et dans, certains cas rares, ils peuvent coïncider avec le nom de votre produit. Dans ce cas précis, c’est probablement une bonne idée de vous doter de ce nom de domaine et de développer du contenu pertinent. Rien ne vous empêche pour autant d’utiliser ce nom de domaine comme point d’entrée dans votre site en utilisant les techniques de redirection (plus précisément de white hat cloaking).

Exemple : www.audi-quattro-highlights.com

Les mauvaises moins bonnes raisons de créer un micro-site

– Au risque de décevoir mes collègues du marketing, créer un micro-site n’est pas une fin en soit, il faut le traiter comme un site à part entière, qui a sa légitimité. Ainsi, un lancement produit, une nouvelle idée lumineuse ne justifient pas que l’on se mette à créer des micro-sites à la douzaine.

Court-circuiter les procédures de gouvernance interne : Notamment dans les grandes structures, il est plus simple au marketing de demander à une agence d’executer un brief plutôt que de se lancer dans la quête du bon interlocuteur. On fait appel à telle ou telle agence dont on a entendu parler, on s’en occupe directement donc on a l’impression d’avancer plus vite et puis au pire l’agence devra bien apprendre à être autonome.

Contraintes de budget online / offline : Depuis ces quelques dernières années de crise, la partie « print » perd de la vitesse et du budget au profit des outils online. Les équipes en charge de ces livrables se retrouvent donc à faire un métier assez diffèrent du leur et tout en apportant une réelle valeur ajoutée et une rigueur qui fait souvent défaut aux métiers du web, on fait face au paradoxe type : le monde offline cumule des documents différents qui ont des durées de vies de quelques semaines au mieux; le monde online organise, agrège, stocke et structure de l’information qui ne disparaitra jamais complètement. Dans de nombreux cas, l’excellent contenu produit dans ce genre de projet serai une source d’information de valeur sur le site principal.

Contraintes de ressources internes : Lors des périodes de forte activité pour la partie online, il peut arriver que la recommandation soit de passer avec une agence. Ce que ca veut dire en vrai, c’est que non seulement la création ne sera pas assurée par l’équipe en charge du site principal, mais en plus, le site ne sera pas maintenu, supporté ni réintégré au site principal par cette équipe. Aussi bonne l’agence soit elle, il est toujours difficile de livrer un projet de qualité sans le support de l’équipe en charge du média. L’expression de besoin du demandeur est une chose mais le cadre des possibles et surtout les pistes d’évolution futures sont des éléments clefs qui feront qu’un micro-site sera orphelin et dépassé en 1 semaine ou en 6 mois.

Contraintes technologiques, de sécurité ou légale : Aller ailleurs parce qu’on ne peut pas avoir ce que l’on cherche en interne est souvent une approche saine et constructive. Plus le demandeur est au fait de ce qu’il recherche, plus son expression de besoin sera précise. Pour autant, le demandeur ne doit pas se substituer à l’équipe online, IT ou légale qui sont les seuls vrais experts dans leur domaines. Si l’on ne reçoit pas de feu vert pour faire un jeu concours avec dotation pour les vainqueurs, le faire en externe ne règlera pas le problème, juste les tensions internes. De plus, autant la contribution et le résultat final sont du ressort de l’expression de besoin, autant c’est à l’équipe online et / ou IT de définir les moyens, les outils, les applications pour y parvenir. Il ne s’agit pas que d’une question de compétences, il s’agit de s’inscrire dans une dynamique d’évolution, de performance, de support… trop de facettes pour une une personne dont ce n’ai pas le travail à temps plein.

Au bout du compte

On peut potentiellement faire n’importe quoi avec un micro-site et dans de nombreux cas c’est une excellente chose qui contribue à l’expansion de la marque et non a la dissolution de sa présence en ligne. Pour autant, il est assez difficile de s’assurer de qui fait quoi et les grandes entreprises savent aujourd’hui qu’elles ne savent pas combien de sites elles possèdent.

A moins d’une forte gouvernance et de la mesure de la qualité des campagnes, on aura toujours de grandes chances de voir des sites sans lendemain, avec du contenu périmé et des opportunités manquées pour les petites et grandes marques. Comme le note Brian Morrissey, il y a peu de chances que les agences cessent de recommander la création de micro-sites !

Clients want more of an emphasis on igniting conversation and less on the rich, textured sites that have typically accompanied their campaigns. The goal, as EVB CEO Daniel Stein put it, is to “stop building $1 million microsites that attract [only] 10,000 visitors.”

Advising a client to skip a $200,000 microsite in favour of a free Facebook page or social network built on Ning for $25 per month might be the right move, but it begs the question of whether the agency can make money.

Grégory Raby